Après les élections européennes du 7 juin 2009, les Jeunes Européens-France rappellent aux députés européens nouvellement élus qu’ils ont une responsabilité essentielle pour la démocratie européenne. Ils ont été élus avec la participation la plus faible dans l’histoire des élections européennes. Le nouveau Parlement devra donc tout mettre en œuvre pour retrouver la confiance des citoyens.
Dans ce contexte, les Jeunes Européens-France seront particulièrement vigilants à la fois à l’exercice du mandat des députés européens mais aussi aux politiques qu’ils choisiront pour les citoyens européens.
Etre des députés européens au service de l’intérêt général communautaire
Les Jeunes Européens-France réitèrent les exigences de leur pacte européen, signé par plus de 110 candidats dont 28 ont été élus députés européens en juin 2009, et
demandent à tous les parlementaires européens de jouer pleinement leur rôle en défendant l’intérêt européen face aux égoïsmes nationaux ;
demandent aux parlementaires de soutenir la méthode communautaire et la place du Parlement européen dans le processus décisionnel ;
demandent aux parlementaires d’être plus présents auprès de leurs électeurs et de communiquer davantage sur leurs actions.
Les Jeunes Européens-France seront particulièrement vigilants à l’assiduité et à l’activité des parlementaires européens en séances plénières comme en commissions.
Porter une vision ambitieuse pour la construction européenne
Les Jeunes Européens-France demandent aux députés européens de contribuer à la mise en place d’une réelle Europe politique comprenant :
La création d’un programme de recherche qui développe un outil d’information des citoyens leur permettant peu à peu de participer directement à la vie politique européenne par Internet.
Une réforme budgétaire instituant un réel budget fédéral européen avec l’affectation de ressources propres au budget communautaire, qui pourraient prendre la forme d’un véritable impôt européen sous la forme de transfert d’impôts nationaux (l’impôt sur les sociétés après l’harmonisation de son assiette au niveau européen ou une utilisation plus efficace et plus transparente de la TVA).
La mise en place d’une véritable gouvernance économique effective au niveau européen avec la nomination d’un « Ministre européen de l’Economie » unique au sein de la Commission, responsable devant le Parlement européen et le Conseil, chargé de la coordination des politiques économiques afin de mettre en œuvre une stratégie économique pour cinq années consécutives.
La création d’une Agence européenne de l’énergie dotée de pouvoirs autonomes et de moyens propres sur le modèle de la Communauté européenne du Charbon et de l’Acier (CECA). Cette Agence devrait être chargée de coordonner les investissements et la R&D dans le secteur de l’énergie ; de gérer une réserve d’énergie européenne qui garantirait la sécurité de l’approvisionnement énergétique de l’Union Européenne ; de fournir une expertise indépendante ; de développer des propositions sur les décisions stratégiques du secteur énergétique concernant les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et la réduction de la consommation en coordination avec les régulateurs nationaux et de contribuer à la définition d’une stratégie extérieure commune de l’énergie.
La mise en place d’une véritable politique de défense européenne dotée d’un État-major permanent européen et d’une armée européenne, compatible avec la présence des États membres dans l’OTAN.
L’instauration d’un service civil européen pour promouvoir la citoyenneté européenne parmi les jeunes. Ce service civil européen serait collectif, rémunéré, non fragmenté sur une durée s’étalant entre 6 mois et un an et alternatif aux services civils existants dans certains pays. Il se déroulerait au sein d’ONG ou d’organisations publiques pour mener différents types de mission : actions culturelles, protection de l’environnement, actions humanitaires suite à des catastrophes naturelles ou industrielles, protection civile, actions favorisant l’intégration sociale, etc…
En cas de blocage du processus de ratification du Traité de Lisbonne, la mise en place d’une constituante par le Parlement européen.
Feuille de route pour les députés européens