L´association des Jeunes Européens Auvergne a organisé mardi 4 mars son troisième café-conférence depuis la rentrée universitaire. A l’honneur ce soir-là : la mobilité professionnelle des jeunes en Europe. Choisir de travailler dans l’Union Européenne quand on est citoyen de l’un de ses États-Membres, c’est tout d’abord bénéficier d’un cadre réglementaire favorable à la libre-circulation, à la liberté d’implantation, et à la non-discrimination. C’est aussi profiter de nombreux programmes d’aide à mobilité. Pour illustrer le thème de la mobilité professionnelle, les JEA ont choisi l’exemple incontournable du marché franco-allemand en invitant Catherine Cotting, responsable du pôle « Marché de l’Emploi » de la Chambre Franco-Allemande de Commerce et d’Industrie de Paris (CFACI)
La CFACI a pour vocation de favoriser les relations économiques franco-allemandes. Elle aide principalement les PME – surtout allemandes mais aussi françaises - à la recherche de débouchés, de partenaires économiques et de salariés dans le pays voisin. Elle donne également des conseils concernant la situation économique, le cadre juridique et la réglementation environnementale dans les deux pays. De plus, son service formation propose des services comme le WiDaF, un test de compétences en allemand économique comparable au TOEIC pour l’anglais, ainsi qu’une formation de cadre commercial franco-allemand trilingue en alternance.
Les jeunes sur le marché de l’emploi ont tout intérêt à s´intéresser à notre pays voisin, l’Allemagne, et à sa langue puisque nous sommes depuis longtemps le premier partenaire économique l´un pour l´autre avec un commerce bilatéral croissant depuis 1970. En termes de filiales, cette relation se traduit par 1500 entreprises françaises implantées en Allemagne et 2200 filiales allemandes en France, un terrain assez propice pour de futurs spécialistes et commerciaux franco-allemands. D’après les statistiques, les secteurs les plus porteurs pour les Français installés en Allemagne sont l´aéronautique, la chimie, l´agro-alimentaire, la santé et bien sûr l´hôtellerie-restauration.
Beaucoup de programmes et d´institutions soutiennent et favorisent les échanges de jeunes en formation et de salariés entre la France et l’Allemagne et plus largement dans toute l’Europe.
Citons tout d’abord le désormais célèbre programme Socrates / Erasmus pour les étudiants, le programme Leonardo pour les stagiaires, ou encore le programme Comenius pour les enseignants. Pour les jeunes désirant effectuer un stage en Allemagne, il existe notamment le programme « travailler chez le partenaire » de l´Ofaj (l’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse).
Deux autres programmes jeunes furent présentés lors de cette soirée, avec un domaine d’investigation plus large que l’UE : le SVE (Service Volontaire Européen) et le VIE (Volontariat International en Entreprise).
Le SVE s´adresse aux 18-30 ans et consiste en une mission de 6 à 12 mois dans une organisation à but non lucratif et située dans l’Espace Economique Européen ou dans des pays partenaires répartis sur tous les continents. Le coût du voyage, le visa, la préparation linguistique, les frais d’hébergement et les indemnités sont pris en charge par l’organisation d’envoi et l’organisation d’accueil.
Le VIE quant à lui est une initiative française soutenue par Ubifrance censée favoriser le développement à l’international des entreprises. Les missions de VIE durent entre 6 et 24 mois, dans des entreprises situées dans le monde entier. Ouvert aux 18-28 ans, le VIE concerne dans les faits principalement les diplômés titulaires d´une formation à caractère commercial ou technique de niveau bac+4 ou d’un bac+5. Pour le jeune en VIE, la rémunération varie entre 1100 et 2100€ par mois. L’entreprise qui l’accueille est pour sa part exonérée des charges sociales et patronales et bénéficie d’avantages fiscaux, ce qui représente un argument majeur pour le recrutement de VIE plutôt que de locaux ou d’expatriés.
Hanna Gieffers et Emilie Valleix
